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MOONLY DELIGHTS
> CHAMBER-CH CD 316
> Commander
Adam's Dream Strings & Drums
Sébastien Walnier, Cello
Etienne Plumer, Drums
Manu Baily, Guitar
André Klenes, Double Bass, Compositions
MOONLY DELIGHTS
The Moon, partner of the Earth, mistress of the Sea. Night entity, refuge and mirror of our dreams, our phantasms or our hopes.
The Moon, muse and metaphor, is the red line of these compositions for strings and percussions influenced by jazz and world music.
La Lune, compagne de la Terre, maîtresse de la Mer. Entité nocturne, refuge et miroir de nos rêves, de nos phantasmes ou de nos espoirs.
La Lune, muse et métaphore, est le fil rouge de ces compositions pour cordes et percussions influencées par le jazz et les musiques du monde. A.Klenes
Écouter
> 01 Moonly Smiles.mp3 [5568825 octets]
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JASSTANGO
> Topaz-Köln
> Commander
Projet Européen (Be-De-Nl) axé sur le Tango Nuevo.
Composition originales de Stephan Langenberg, Johanna Schmidt, Stefan Kremer et André Klenes.
Écouter
> 03 Transat 1.mp3 [6873377 octets]
> 07 Amalia 1.mp3 [0 octets]
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LES PARABOLES DE SCHISTE
> BPV0610-001
> Commander
Musiques d'André Klenes jouées par l'ensemble à vents Abysses pour l'inauguration des Miroirs Paraboliques de Salmchâteau (07/10/06), sculptures monumentales réalisées en schiste par Anne-Marie Klenes.
Il s'agit de la première collaboration entre ces deux artistes issus d'une même famille ardennaise.
Écouter
> 03 Au Cabaret Bleu.mp3 [2987909 octets]
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BALLADE SUR LE NOM DE RIMBAUD
> Chamber - 2006
> Commander
André KLENES Quintet
violons, Sébastien Surel, Chikako Hosoda; alto, Pierre Héneaux; violoncelle, Sébastien Walnier; contrebasse, André Klenes; invitée : Sarah Klenes, chant
Mise en perspective de textes choisis dans l'oeuvre d'Arthur Rimbaud, sur des compositions d'André Klenes dans un album concept pour duo et quintette à cordes. Roman, Bateau Ivre, Voyelles, Le Dormeur du Val...Musique évocatrice, descriptive et impressionniste, à la frontière du néo-classique et du jazz.
Écouter
> 01 Prélude-Le poême de la Mer.mp3 [2234027 octets]
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SOPHIE GALET : CYCLUS
> Vange - 2006
> Commander
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COLOURS OF TURNER
> Acoustic Music - 2006
> Commander
Jacques STOTZEM & André KLENES
"Colours of Turner" est le résultat de la collaboration entre deux instrumentistes de haut rang Jacques Stotzem et André Klenes.
Une musique originale, très lyrique et diversifiée en résulte. Musique aux atmosphères multiples, transportant l'auditeur dans des ambiances envoûtantes. Les compositions partagées entre les deux musiciens, mettent en évidence le son, la dynamique, le punch des instruments acoustiques. Des plages comme "Colours of Turner", "Untold Story", "Cinéma de Quartier" évoquent très bien le désir des musiciens d'écrire de la musique qui nous conte véritablement une histoire. Si les limites traditionnelles des deux instruments sont dépassées dans "Amalia" où ils se transforment en instruments de percussions, les racines musicales de chacun ne sont pas oubliées : on retrouve le swing dans "Flying Angel" ou une touche de blues dans "Desert Blues". Les mélodies sont aussi un élément prépondérant dans "L'Autre Rive" ou "Un Thé au Jardin".
Ce duo guitare-contrebasse est non seulement la réunion de deux musiciens expérimentés, mais aussi la rencontre originale de deux instruments très complémentaires.
Écouter
> 03 Amalia 4.mp3 [603443 octets]
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André Klenes & Sébastien Walnier : Flying Angel
> Chamber - 2004
> Commander
FLYING ANGEL
André Klenes persiste, signe et remporte l'essai. S'il abandonne pour un temps le quintette à cordes des deux premiers Adam's Dream, il ne tourne pas le dos pour autant à cette "musique de chambre ouverte" qui lui va comme un gant. Et le voila qui se lance, à coeur et corps perdu, dans une exploration plus intimiste et plus équilibriste encore - parce que sans filet - des univers sonores parallèles et jubilatoires dont il détient désormais les clés. Contrebasse et violoncelle, dialogues à fleur de cordes, fiancailles come a casa du doigt et de l'archet : un ange passe. Un ange bicéphale distillant sur son passage lyrisme et émotion, humour et mélancolie, candeur et sagesse, swing et langueurs. Tantôt descriptive, tantôt allusive, l'écriture ouvre grand les portes de l'empathie et ménage à l'imaginaire l'espace du non-dit, du non-avenu. Du déjà-presque-vu-mais-qui-s'en-est-allé. Au-delà, c'est avant tout le son qui fascine et interpelle : c'est lui qui, au terme du voyage, nous squatte l'âme et le ventre, faisant de nous autant de rêveurs angéliques et d'Adams ébroués. Danses d'insectes graves à la généalogie trouble, esquisses rimbaldiennes, et surtout, surtout, climats éblouis de mers et d'embruns, à la recherche de quelque drunken sailor égaré là, allez savoir - et nous voilà , dialoguant entre baleines et dauphins, glissant entre gouttes de sons et pétales de silence. Entre lune et soleil, quelques empreintes de bonheur simple sur les dessous du monde que l'on sait.
Jean-Pol SCHROEDER (La Maison du Jazz)
André KLENES, Flying Angel
"Jamais deux sans trois...". Depuis quelques années, le contrebassiste liégeois, André Klenes, nous entraîne au fil de ses albums (Adam's dream en 2001 et Spring Tide en 2003) pour notre plus grand plaisir dans son monde musical mystérieux.
Si la formule du quintet à cordes est ici délaissée, ce n'est sans doute qu'un prétexte à l'introspection de l'artiste. En effet, la combinaison d'une contrebasse et d'un violoncelle rend plus intime encore le langage musical d'André. Toujours influencées par divers styles musicaux (classique, jazz, blues, ragtime,...), les compositions déploient une large palette d'émotions qui débutent dans les profondeurs presque impénétrables du son et de l'harmonie (Suite marine) pour atteindre la plénitude mélodique et rythmique en un véritable feu d'artifice sonore (une Saison..., troisième pièce de la Ballade sur le nom de Rimbaud).
La recherche d'un équilibre entre les deux instrumentistes traduit une nécessité expresssive de même type. Tout l'enjeu réside dans la découverte de nouvelles sonorités et de timbres inédits permettant de combler l'apparente proximité des deux instruments. Le risque de générer l'ennui et la lassitude, André Klenes le balaye d'un revers de l'archet ou de la main. Toutes les compositions nous font découvrir parfois avec humour (Le Bar des Grenouilles) parfois avec mélancolie (toute la Suite Marine) que la richesse des timbres et les effets sonores sont infinis.
Sébastien Walnier, jeune violoncelliste d'énorme talent, contribue largement à la réussite exemplaire de ce nouvel album. Il semble ressentir cette musique au plus profond de son instrument et de son âme (qui se rassemblent sans doute en une seule entité). Fidèle aux partitions d'André, Sébastien ne s'en sent pas moins libre d'improviser. Plus qu'un dialogue entre deux musiciens, c'est d'une véritable fusion qu'il s'agit. Aucune phrase n'est forcée, aucun effet ne semble surfait, tout est senti.
L'album s'ouvre avec la pièce générique Flying Angel qui nous replonge dans les harmonies et les rythmes des albums prédédents. Tout en rebond et en swing, l'ange s'envole dans des parcours hauts en couleur qui se renouvellent au fur et à mesure de l'évolution de la pièce dans une improvisation endiablée.
Le corps de l'album s'articule autour de trois suites aux titres évocateurs et poétiques. La première, intitulée "Le Ballet des Insectes" nous plonge dans un milieu sonore inquiétant d'abord, mais qui se révèle vite en une métaphore de notre propre monde. Même si des sons d'insectes sont "mimés" par les instruments, nous retrouvons les rythmes typiques d'André et son savoir faire mélodique. Au centre de cette première suite se trouve l'intermezzo qui par ses sonorités en sourdine et ses vagues harmonies divagantes semble plonger au coeur de la nature, dans une sorte de drame originel qui est loin de ne concerner que les insectes...Cette belle suite se referme magistralement par le "Bar des Grenouilles" qui traduit avec beaucoup d'humour les coassements des animaux des marais qui petit à petit développent une mélodie proche du Carnaval des Animaux de C. Saint Saëns (1835-1921). Le cocasse laisse alors place aux rythmes endiablés et à la jubilation qui dissipe les ombres des morceaux précédents.
La deuxième suite "Ballade sur le nom de Rimbaud" semble tirer son propos de la philosophie même du poète. En effet, pour Arthur Rimbaud (1854-1891), la poésie naît d'une alchimie du verbe et des sens. Est-ce dire qu'André Klenes nous propose ici ce savant mélange du temps et du son en une poésie sonnante mais également chargée de sens ? Le triptyque dont les titres s'inspirent des poésies de Rimbaud ne contient-il pas, par la synthèse de l'art d'André, ce côté nécessairement contemplatif (voire mystique) de notre contrebassiste ?
La Suite Marine qui clôture ce nouvel album nous propose six "estampes" qui illustrent des impressions profondément ancrées chez notre musicien. Suggérant un hypothétique marin qui serait comme cet infatigable navigateur du vaisseau fantôme, n'accostant dans les ports que par nécessité, les paysages supposés sont remplis de mystères. Ecoutez la corne de brume ou la trompette marine dans la Rose des Vents ou dans la Valse de Brume. Cet instrument aux sonorités parfois orientales semble percer un épais brouillard. Au passage, dites-vous encore une fois qu'il n'y a que deux instruments, un violoncelle et une contrebasse. Lorsque les brumes se dissipent, ce ne sont que rythmes et harmonies vives. La Procession dans le Port est introduite par de sinistres sonorités avant qu'une marche, presque funèbre, ne s'élève douloureusement en un mouvement pathétique qui s'anime peu à peu sous l'impulsion des pizzicati de la contrebasse. La Valse de Brume est remarquable par ses géniales imitations d'oiseaux marins. Après une danse rituelle suggérée par Twilight Tone, la suite se referme sur l'étonnante prière du marin perdu dans les vastes étendues désertiques. On entend muser la prière qui ressemble en son début aux immenses étendues sonores et aux enchaînements harmoniques Bruckneriens. Cette prière sans espoir se perd dans le lointain. Tout est dit et l'album se referme, se dissout mais se prolonge encore longtemps dans notre coeur.
Une fois encore, André Klenes nous fait voyager à travers les paysages de son imagination sans limite. Une fois encore, le style est homogène dans la maitrise des univers sonores. Entre joie et mélancolie, entre métaphore ert réalisme, les mélodies, les timbres et les rythmes se croisent dans un monde merveilleux qui, s'il est celui du compositeur, est aussi un peu le nôtre. Peut-être le meilleur des trois albums...
Jean-Marc ONKELINX
Écouter
> Flying Angel.mp3 [620754 octets]
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André Klenes & Benjamin Schoos : Soundtrack - Nuit Noire
> 2003
Musique du film "Nuit Noire"
Réalisation : Olivier Smolders
Parallèles Productions - 2005
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André Klenes : Spring Tide
> Chamber - 2003
> Commander
André KLENES : SPRING TIDE
"...Gageons que le rêve d'Adam vous entraînera vous aussi vers des mondes lointains...". Pari tenu ! Voici deux ans déjà que nous présentions ainsi le premier enregistrement discographique du compositeur et contrebassiste liégeois André Klenes, "Adam's Dream", dont la véritable révélation se situait dans une profonde originalité musicale. La musique de chambre classique se voyait, comme par magie, transposée sur tous les tons du jazz et des musiques populaires dans une fête sonore passionnante. André utilisa ces deux années pour perfectionner un style bien abouti mais toujours en quête de nouvelles émotions. Ainsi s'écoule l'existence incertaine de l'artiste. Le vrai musicien, toujours à l'affût de ses réactions face au monde extérieur n'oeuvre pas pour la gloire. Il désire plus que tout s'exprimer et partager par son langage sa vision du monde, ses joies et ses peines.
Par ce beau printemps, notre compositeur mit la dernière main à son deuxième album "Spring Tide". Dès l'audition des premières notes, on sent l'amour de la musique et la joie de la partager avec ses quatre complices (Nicolas Stevens et Véronique Lierneux aux violons, Pierre Héneaux à l'alto et Sébastien Walnier au violoncelle). Nul doute pour André que les phases successives et parfois douloureuses de la création ressemblent à la naissance d'un enfant. Il semble y placer tout son amour et toutes ses espérances pour l'avenir. De fait, on sera frappé par l'air de famille qui unit les deux enregistrements, scellés dans une même fontaine inspiratrice.
L'artiste possède toujours ce style franc et maitrisé. Harmonie et contrepopint classiques côtoient avec un bonheur identique les rythmes et les inflections diverses puisées dans le patrimoine universel des musiques du monde. La formule du quintette à cordes et du rare duo de violoncelle et contrebasse reste la marque de fabrique du compositeur. Cependant, le style a mûri. Plus axé sur les pulsations du jazz, cet album nous révèle la vraie nature d'André Klenes. Virtuose de la contrebasse (quelques solos en témoignent), il possède désormais une forme plus originale d'émotion musicale, forgée au fil du temps par une réceptivité accrue des phénomènes sonores. Elle se traduit par une verve rythmique exacerbée (Spring Tide, Blue Basque, Rock'n Ball,...) qui architecture mieux encore les formes musicales et leur gestion dans le temps.
La recherche sonore s'est aussi affinée. Le son, cet étrange phénomène vibratoire peut revêtir de nombreux habits et les cordes nous dévoilent des trésors inimaginables. Ecoutez les harmonies impressionnistes d'Orient)°(Occident et le mystère qui s'en dégage. Les lignes musicales s'enchevêtrent subtilement mettant en évidence une mélodie doucement balancée qui évoque les couleurs d'Erik Satie. Car c'est bien de couleur qu'il s'agit ! Le compositeur tire de sa formation toutes les lumières et l'imagerie du voyage. Le soleil d'Amérique latine brille dans Joy'n Salsa et le mélancolique Midnight Tango nous envoûte par son étrange pathos. Les rythmes frappés d'Amalia évoquent les musiques rituelles arabo-andalouses avant de distiller une mélodie orientalisante raffinée, le tout sur une basse très dansante. Le mélange des genres, souvent dangereux en d'autres lieux, trouve ici son plein épanouissement dans un équilibre savament dosé.
Le voyage continue : l'Ouverture pour violoncelle et contrebasse déploie progressivement une mélodie sortie, comme dans un rêve, de la russie ancestrale, avant que le violoncelle retrouve le sourire en un chant d'une apaisante limpidité. Le quintette Thriller Rhapsody ne manque pas d'humour pour dépeindre au second degré le suspense de ses premières notes et ensuite se métamorphoser en un somptueux mouvement plein d'allant. On pressant chez André Klenes, une culture universelle propre à restituer les impressions musicales et les émotions glanées au gré du voyage initiatique à travers la vie. Le triptyque "Summer Feel I,II et III" en est le témoin. La mélancolie et l'inquiétude se manifestent par des accord tendus, parfois dissonants et des rythmes qui ne parviennent pas à dissimuler leur aspect obsessionnel. Ce sont les mystères de la vie que les musiciens, romantiques cette fois nous livrent dans les accents de leurs archets. Etrange vision, enfin, que cette Cathédrale St Lambert enfouie à tout jamais dans la mémoire collective des liégeois. On croit d'abord entendre un vieux chant d'église. Alors, un zoom quasi cinématographique nous plonge dans une cathédrale imaginaire remplie de rythmes jazz et de swing. Prêtre et fidèles s'unissent en une danse sensuelle fort peu catholique. Zoom arrière, tout se dissipe, chant d'église, aurait-on rêvé ? Si toutes ces compositions semblent parfois laisser cours à l'improvisation, c'est qu'André Klenes maîtrise parfaitement les techniques du Jazz et de la World Music. L'ensemble instrumental, d'une rare homogénéité, génère chez l'auditeur un formidable sentiment festif ; un plaisir du son que les rythmes tout à tour mélancoliques et endiablés renforcent à coup sûr. Les musiciens témoignent tous d'une totale liberté face aux difficultés des partitions. Leur sonorité remarquable fait de ce nouvel album un grand exemple de complicité. Ce voyage formidable auquel nous invite André nous entraînera, j'en suis sûr, vers des contrées que seuls le rêve et l'imagination peuvent entrevoir.
Jean-Marc Onkelinx
Écouter
> Spring Tide.mp3 [606088 octets]
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André Klenes : Soundtrack - Les Mesures du rectangle
> 2002
Bande originale du film "Les Mesures du Rectangle"
Réalisation : Donato Rotunno
Tarentula-Films (Lu) - 2002
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André Klenes : Adam's Dream
> Chamber - 2001
> Commander
ADAM'S DREAM
Dans l'univers de la musique de chambre, le quintette à cordes nous est devenu familier grâce aux maîtres viennois Mozart et Schubert. Cherchant à étendre les possibilités expressives du quatuor, ils avaient proposé différentes nouvelles formules d'orchestration. Mozart avait opté pour la formule avec deux altos qui permettait de renforcer la voix la plus "faible" du quatuor et ainsi en augmenter l'impact sonore et expressif. Schubert, lui, préférait le chant grave et mélancolique du violoncelle et proposait un élargissement des basses qui augmentait la rivalité mélodique avec les deux violons.
C'est encore ce même Schubert qui incorpora un jour la contrebasse dans son célèbre quintette avec piano "la Truite" donnant à cette formation une étendue sonore jamais atteinte dans la musique de chambre.
Le quintette Adam's Dream d'André Klenes tire d'abord son originalité de cette formation qui semble réduire le grand orchestre à cordes à ses seuls solistes. Il bénéficie ainsi d'une large tessiture susceptible d'utiliser l'espace sonore au gré de son inspiration.
Compositeur et contrebassiste liégeois, André Klenes est, d'abord, de formation classique. Son écriture connaît les techniques de l'harmonie, de l'imitation et du contrepoint. Pourtant, loin de s'enfermer dans la facilité d'un style académique, il s'ouvre aux influences du jazz et de la musique populaire. Il s'en dégage une musique universelle aux nombreuses facettes et aux couleurs chatoyantes.
Il aborde avec finesse un genre peu ou pas fréquenté. Le duo de violoncelle et contrebasse est presque absent du répertoire traditionnel. En effet, les deux instruments sont trop longtemps restés des accompagnateurs et on croyait que leur grave tessiture ne leur permettait que rarement un discours mélodique de premier plan. l'Hommage à F.Garcia Lorca nous démontre le contraire de manière éclatante. Le violoncelle, sous la plume d'André Klenes, s'envole haut, très haut et chante merveilleusement. Il dialogue avec cette inhabituelle contrebasse pleine d'émotions et d'audaces.
L'émotion, elle, est là, à l'état pur, dans les trois Lamenti écrits en hommage au violoniste hutois tragiquement disparu, Jeran-Pierre Catoul. On croit entendre son fabuleux violon jonglant d'une harmonie à l'autre, voltigeant au gré des arpèges, soutenu par un riche contrepoint et la rythmique jazzy des quatre compères. Ces trois lamentations fonctionnent comme des variations qui explorent plusieurs univers harmoniques et rythmiques. La tonalité très signifiante de sol mineur, nous évoque le cher disparu et le dernier retour du thème principal semble nous dire que si l'homme n'est plus là, la musique, elle, durera...
Mais ne nous y trompons pas ! Les compositions qu'André Klenes nous présente nous surprennent surtout par leur diversité. Il semble même que la danse soit un élément essentiel de son inspiration. Danse ancienne d'abord ; comment ne pas entendre dans "Folia" le vieux thème des "Folies d'Espagne", jadis exploté par de nombreux compositeurs et replacé aujourd'hui dans un contexte contemporain ? Danse moderne ensuite, dans l'exotique salsa cubaine à la rythmique si troublante et le blues dans son obsédante harmonie. Plus rare, l'envoûtante habanera aux résonances arabo-andalouses, le chant sensuel du violon soutenu par les rythmes subtils des cordes.
Quelques moments privilégiés nous plongent dans un calme intemporel. La Cantilène et la Rêverie pour violoncelle et contrebasse évoquent, dans un mouvement pendulaire de berceuse du plus bel effet, les harmonies insondables et oniriques de Satie.
La place manque pour évoquer Transat, The Call of the Bells ou Seven Up, pièces évocatrices qui laissent à l'auditeur le loisir d'imaginer mondes et légendes à travers leurs harmonies et leurs rythmes.
La formation de ce quintette n'est pas due au hazard. Les cinq protagonistes sont tous diplômés des conservatoires belges et pratiquent au sein des grands orchestres de notre pays. Mais c'est sans doute au cours de leur longue collaboration, lors d'une grande tournée avec le célèbre William Sheller, qu'ils ont appris à si bien se connaître, à ressentir ce petit quelque chose qu'on nomme le "swing" et qu'ils pratiquent à merveille. L'ample sonorité, la justesse des entrées, la virtuosité et l'étonnant sens rythmique contribuent à mettre en valeur les compositions d'André Klenes qui n'attendent que cela pour s'envoler dans le firlmament sonore.
Danse, fête et émotion sont donc au rendez-vous de cette production discographique exceptionnelle et passionnante qui allie musique classique, jazz, musique populaire et danse de salon pour le plus grand plaisir de tous. Gageons que le "Rêve d'Adam" vous entraînera vous aussi vers des mondes lointains...
Jean-Marc ONKELINX
Et du coeur brûlant d'Eve, Adam fit un violon...
Le nom d'André Klenes reste ombilicalement lié à l'histoire du jazz liégeois. Et tout particulièrement à cette génération méritante qui oeuvra à sa relève, au terme de la grande crise des années 65-75. A la fin des années '70 et dans les années '80, sa contrebasse chante et swinge aux côtés de solistes comme Jacques Pelzer, Lou Mc Connell, Milou Struvay, Robert Jeanne...Mais dès cette époque, son appétit musical ne se limite pas au seul jazz. En 1978, il entame des études classiques au Conservatoire de Liège, d'où il sort muni d'un Premier Prix de Contrebasse et de Musique de Chambre. Dix ans plus tard, il accompagne William Sheller. Depuis 1981, il participe à l'aventure Julverne, ovni musical évoluant à contre-courant des modes, et déconcertant avec volupté les critiques avides d'étiquettes et de cloisonnement.
S'il faut chercher un enracinement à l'enregistrement d'Adam's Dream, c'est dans la démarche de Julverne et dans l'ouverture du contrebassiste à l'univers classique qu'il faut le chercher. Définir cette musique ? Allons donc. Musique de chambre ? Musique de salon ? Grenier de souvenirs et d'émois ? Vestiaire d'émotions contenues ? Stop : le travail d'André Klenes mérite mieux que ces jeux de langage topologiques. La musique qu'il nous offre aujourd'hui plane au-dessus des murs et des toits - comme celle de Julverne, comme celle d'Héliotrope, la formation d'un Eric Gerstmans logiquement invité par le contrebassiste à explorer avec lui ces rêves d'Adam.
Parlons-en. Mais de qui au juste ? De l'Adam biblique ? Le superbe montage photographique qui, entre cosmos et onirisme, habille ce CD, pourrait en tout cas le laisser supposer. Mais qu'il se réfère au mythe ou à l'archétype, le propos d'André Klenes - et cela seul importe - est d'abord le fruit (défendu?) d'une démarche longuement et mûrement préparée. Ainsi, les archéo-musicologues de demain détecteront sans grand effort l'embryon d'un des thèmes de Generalife dans un solo de contrebasse joué par Klenes (à l'archet, performance rare à l'époque en territoire jazzique) en...1984 aux côtés de fabrizio Cassol et Michel Massot ! Une suite dans les idées qui n'étonnera que ceux qui ne connaissent pas la détermination que porte jusque dans son regard le maître d'oeuvre de ces rêves d'Adam. Des rêves qu'il couve et développe donc probablement depuis lors. Des rêves qui oscillent entre légèreté et gravité, histoire et intemporalité, premier et second degré.
En scène, des cordes, des doigts, et des archets. Depuis longtemps, en matière d'instrumentation, André Klenes privilégie la complémentarité des cordes. Jusque dans ses élans jazziques, souvenez-vous de Triades : contrebasse, guitare, violon - et quel violon : celui de Jean-Pierre Catoul à qui est dédié sur ce disque une suite sensible autant que pudique. Autre suite, autre hommage, celui rendu par Klenes à un de ses héros littéraires, Féderico Garcia Lorca. Mais de Catoul à Lorca, en passant par telle cantilène, telle salsa, tel blues, telle rêverie, telle habanera, c'est le même souci de mélodie oecuménique qui anime cette musique parfois déroutante, souvent belle et touchante, sincère jusque dans ses débordements les plus contrôlés.
Jean-Pol Schroeder (La Maison du Jazz)
Écouter
> Morning Dew.mp3 [612904 octets]
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Cloé du Trèfle : Sapristi
> Black Coffee - 2004
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Net Iets Anders : 1
> Da Capo - 2004
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Sureda : Todo Nada
> AYP records - 2003
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Miam Monster Miam : Soleil Noir
> Soundstation - 2005
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Miam Monster Miam : Forgotten Ladies
> Soundstation - 2003
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Damien Hurdebise : Tombé quelque part
> Franc'Amour - 2002
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Bardou : Qui fait souffler le vent
> Chamber - 2002
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Santo Barracato : Rinascero
> BMG - 2001
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Raphy Rafaël : Pachamama
> RMR - 2000
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Soledonna : Marine
> Philips - 1998
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Pascale Vyvère : Je vous attends
> Franc'Amour - 1997
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Badiane : Song of the blue tree
> Acoustic Music Record - 1997
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Badiane : Flavours
> Acoustic Music Record - 1995
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Take It Easy : 1
> Franc'Amour - 1995
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William Sheller : Parade au Cirque Royal
> Mercury - Universal / DVD - 2005
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William Sheller : Live au Théâtre des Champs-Elysées
> Mercury - 2001
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William Sheller : Les Machines Absurdes
> Mercury - 2000
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William Sheller : Olympiades
> Phillips - 1995
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Daniel Chenevez : Excentrique
> EMI - 1997
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Affaire Louis Trio : L'homme aux mille vies
> Barclay - 1995
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Ann Gaytan : Thank you Ferré
> EPM - 1994
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Julos Beaucarne : Tours, temples & pagodes
> Baillemont - 1993
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Kent : D'un autre occident
> Barclay - 1993
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Niagara : La vérité
> Polydor - 1992
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Alain Bashung : Osez Joséphine
> Barclay - 1991
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Marc Morgan : Un cygne sur l'Orénoque
> Mercury - 1993
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Alain Everts : Paso a paso
> Acoustic Music Record - 2002
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Alain Everts : Tierra Nueva
> Acoustic Music Record - 1997
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Catoul - Micault : Other Worlds
> 4Elements - 1995
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Jean-Pierre Catoul : Import-Export
> Miss You - 1993
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Julverne : Le pavillon des passions humaines
> Igloo - 2000
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Julverne : Le retour du captain Nemo
> Igloo - 1992
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Julverne : Ne parlons pas de Mahleur
> Igloo - 1986
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Julverne : Emballade
> Igloo Hasard -1983 / Beat ball - 2002
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Heliotrope : Baroque'n'Roll Cello Fantasy
> HE : 2004
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Heliotrope : Harp Rock Suite
> HE - 2001
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Heliotrope : La Sonate de Cinq Sens
> HE - 1998
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Heliotrope : 2
> Big Bang - 1994
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Heliotrope : 1
> Aurophon - 1989
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Robert Jeanne : Quartets
> B.Sharp - 1992
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